Une goelette

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grece, mer égée, Greece
A la retraite ,parti conquérir le monde ,me trouvant bien partout ,je ne crois pas en faire le tour.

vendredi 17 juin 2016

Roucoucou Palomita. Metana 2016

 Roucoucou Palomita.


Çà fait un an qu’elle a débarquée à Skopélos, présentée par des amis communs, elle a envie de découvrir la voile.
« Ok, je serai à Poros en Juin de l’année prochaine », les paroles sont dites, d’ici là de l’eau passera sous les ponts.
« Coucou ici Palomita je peux venir ? Je peux arriver le 1 ère  Juin pour un mois ou pour jusqu’au quinze suivant des projets en cours».
« Tu viens quand tu veux pour le temps que tu veux »
Quelques Blablas sur Skype plus loin pour finaliser son arrivée ; elle débarque du ferry pour changer de bord et s’installer sur Matins Bleus.
Oh ! Qu’il est beau ! Oh qu’il est grand ! Oh qu’il est confortable ! C’est de Matins Bleus qu’elle parle.
Une cargaison de bonne humeur branchée sur des piles vient d’envahir le bateau.





Départ de Poros elle à la barre, moi au guindeau, j’ai pitié de ses ongles manucurés.
Elle me fait un sans faute pour sa première prestation. C’est bizarre, aurais je expliqué clairement la manœuvre ou  a-t-elle des dons.
Premier mouillage pour la pause casse croûte
. Ah ouais ! Elle suit et met en œuvre les signes que je lui fais pour venir et s’arrêter sur la zone de sable choisie. Bravo, Palomita.





Accostage à Métana cul au quai, je mis reprend à deux fois pour y arriver, j’aurai p’être dû la laisser faire. Mon moi et mes galons en auraient pris un coup.












Baignade dans les eaux soufrées, elle rencontre des compatriotes dans le jus qui lui indique une 
source radioactive d’eau  chaude  bonne pour tout.
Balade dans la ville sinistrée depuis que les soins thermaux ne sont plus pris en compte par la sécu Grecque.








Programme du lendemain bien fourni, avec ordre méthodique sur le choix du premier bain, ce sera la radioactivité en premier, le soufre en deuxième simplement parce que sur le chemin du retour il y a les douches du port pour le rinçage.









Départ vers Aigine, un petit vent prometteur puis comme d’habitude plus rien sauf pour l’entrée du port. Port complet, une place entre des bateaux de pêches nous tend ses anneaux, coup de chance le bateau attitré est parti pour un mois.











Un tour dans la ville, une bière en taverne, je reçois un cours sur le breuvage .J’apprends les subtilités, je n’ai jamais cherché le parfum d’une bière, elle m’en parle comme d’un bon vin.
Nous tombons en arrêt devant un étalage de collier canin. Nous faisons un théâtre devant les yeux médusés  de la vendeuse, après bien des essais, je me fends d’un collier serti de diamants avec une petite clochette pour 3€50.  Quel bonheur de voir la vendeuse quand je passe au cou de Palomita l’engin.

Music et bière en soirée j’ai une soif d’apprendre.
Visite du temple d’Athéna en bus, les vieux cailloux ce n’est pas sa tasse de thé.




Départ vers un mouillage proche, l’endroit est joli, en fin de nuit la houle rentre, les voisins fuient, je réveille l’équipage direction plus prêt de la plage où la houle nous laisse continuer la nuit calmement.









Direction un autre mouillage celui  de Dorousa peu de vent pour y arrivé, beaucoup de bateaux, changement de plans, direction le petit coin de paradis découvert sous le volcan de Métana.
Bonne pioche, personne. Nuit paisible.
















Départ tardif vers Paléo Epidaure puisse que le vent  nous y pousse. Le port est complètement envahi par des flottilles, mouillage en face, l’annexe va servir enfin pour débarquer.
Une fois à terre, grande question, on a besoin de quoi ?









On s’entaverne  devant un ouzo pour changer.


















Départ vers Poros très belle navigation, mouillage dans la baie des Russes, apéro bucolique sur l’ilot.
Retour sur le quai de Poros pour parer un coup de vent et faire des vivres .L’ancre a mal crochée heureusement il y a une pendille sur une bouée je mis installe et porte un bout sur le ponton.



Lendemain départ. Manœuvre compliquée par le vent, l’ancre à sortir sans quelle ne se prenne dans la chaine mère, l’arguer la pendille, le bout au ponton à été récupéré. Explications, recommandations etc.…. En route pour une sortie rock and roll, Palomita à la barre a tout compris, sauf le dosage de l’accélérateur, Matins Bleus sort de son trou comme une fusée, l’ancre doit planer sinon les bateaux voisins auraient voulu nous suivre. Sainte Palomita de Tangon veille sur nous.



En route pour la grande traversée vers Khitnos, Matins Bleus marche bien malgré les vagues assez fortes. Palomita veut voir sur la carte où l’on est. La lecture doit l’impressionner, le petit dej prend sa liberté dans un feu d’artifice jamais vu, la pression est telle que ca ressort par le haut des lunettes.
Elle veut continuer la route, je prends la décision d’aller se mettre derrière Ydra et de se faire un mouillage au Sud. Les vagues se calment. 












Le mouillage très joli.













Spetsé nous accueil l même place que la fois précédente.
















Direction le Sud d’Ydra à nouveau, mais comme le vent semble vouloir nous pousser mollement vers notre destination loupée l’option grand large est choisie, longue et laborieuse.
Un thon s’invite à bord, grande surprise il y a tellement longtemps que je n’attrape plus rien. Prévision de recettes variées, finalement une grande partie finira en conserve.
Serifos est atteint  au matin .Nouvelle marina avec des prises en 380v pas encore en service.





Palomita perd le sourire, elle à des envies de destinations non prévues, comme elle a dans sa poche un billet d’avion pour le quinze autant revenir à ses premiers projets. Je retrouve ma tanière.










Ballade vers la chora, lorsque j’étais venu j’avais repéré un sentier à flanc de montagne l’occasion de le suivre met donnée.














Heureusement que je suis seul. Arrivée au col je prends un sentier aventure et quitte celui que je suivais. 











Mon idée est simple suivre le coté de la montagne qui domine le port, 











j’ai repéré une chapelle, il doit y avoir un chemin. Ben !non.
Les cultures en gradins sont abandonnées depuis bien longtemps, les seules végétations des épineux qui me lacèrent les jambes, je suis obligé de marcher de rocher en rocher comme une chèvre  ou plutôt comme un vieux bouc  Autrement  la vue est belle.








Je n’en fini pas de descendre au jugé, je suis obligé de rebrousser chemin à maintes reprises. Dans un creux je tombe sur un mûrier je m’en fais mon repas, j’ai les mains rouge comme si j’avais égorgé quelqu’un, le visage doit être dans le même état. 






Finalement  je fini le parcours devant une bière à quelques pas du bateau.







Maintenant je suis à Vatty sur Sifnos. Après mettre pris un bout dans l’hélice ce matin. La routine.


Roucoucou Palomita

mercredi 1 juin 2016

un petit coin de Paradis Metana 2016




Un petit billet depuis un petit coin de paradis. Sans coin de parapluie.
Annie et les amis sont repartis.











J’ai retrouvé mes marques dans mon antre.
Et puis au bout de quelques jours des démangeaisons d’autres horizons sont venues me gratter.









Me  voilà pas bien loin essayant de profiter d’une météo venteuse en route pour Khitnos.
L’axe n’est pas bon, dés que j’ai trouvé le vent réel, il m’envoie au Nord avec une allure qui me fait planter des pieux, la mer est croisée je ne suis pas là pour souffrir. Demi-tour direction case départ. Calmé pour X temps.




Le vent est passé, il me faut d’autres eaux direction Métana qui ne m’avait pas laissé un souvenir éblouissant lors de mon précédent passage automnal sous la pluie.
La météo a un encéphalogramme plus que plat le moteur ronronne. Pas bien loin une petite baie me tend son anse, joli paysage en faisant abstraction des déchets plastiques.
Sur le rivage une chapelle, but pour moi de faire joujou avec l’annexe et le moteur maintenant opérationnel rodé par Gigouille à qui je l’avais prêté pendant la réparation du leur.
Seuls les abords de la chapelle auront les honneurs de ma visite, j’ai oublié mes tongs dans le bateau.
De toute façon il n’y a rien d’autre à voir.







La journée passe à grande vitesse, la nuit à la même allure. Un coup de vent est prévu, normalement où je suis j’en suis épargné donc pas question de poursuivre ma grande route de 2 milles pour me mettre à l’abri. Bien mal m’en prie, protégé du vent je l’ai été, mais la houle a prie un grand plaisir à venir me bercer toute la nuit contournant le cap est remplissant la crique. Pourquoi ? Mystère.










Je ne m’éternise pas le lendemain et dans une traversée homérique je me retrouve  une demi-heure après à Métana.
Entrée dans le port avec les panneaux d’interdiction de mettre l’ancre je me souviens que l’eau est particulièrement soufrée. Rien de bon pour Matins Bleus quoique je ne sais pas ?








Je me retrouve au quai de la ville occupé par un seul bateau, sur le quai un type me fait signe de venir me mettre juste à coté. J’obéi, les amarres sont prises. Je dois présenter les papiers tout de suite. Et payer neuf euros tout compris. Je ne râle pas.
Dans l’après midi je comprends pourquoi il fallait que je me colle  le quai est complet avec l’arrivée de deux flottilles.






A Métana il y a une cure thermale fermée comme tout ce qui l’entoure,















une ville fantôme aux volets clos.













Les seuls visages que l’on croise n’ont plus d’âge. Je me retrouve comme un nanti.

















Une source d’eau chaude me donne l’occasion de faire mon premier bain au milieu du soufre.

Requinqué ,désinfecté , purifié par ces eaux bienfaisantes ;il ne me reste plus qu’à poursuivre mon voyage en profitant de la brise qui veut bien honorer de sa présence le bassin, un long bord avant de virer pour ne pas faire cinquante manœuvres est mon choix de tacticien . Très bon bord qui se heurte dans un mur de rien, plus un souffle. Je suis obligé de mettre le moteur pour retrouver mon objectif. Ce n’est pas la première fois que ca m’arrive. Maigre consolation les autres aussi remballent les voiles.




Magnifique paysage le long de la cote le volcan apparait dans son décor minéral. Je pense faire un mouillage après la pointe Panagia, malheureusement l’endroit est occupé par un élevage de poissons.








Si bien que je me retrouve devant Vathy petit port à l’accès étroit. La manœuvre n’est  pas aisée, peu de place pour récupérer le pas d’hélice du bateau, il faut mouiller à 2 mètres de la berge opposée. Finalement ca se fait.








Je peux jouir de l’endroit. Un skipper me communique l’endroit où l’on mange bien ; effectivement du poisson pour pas trop cher et une envie de frites ont satisfait mes envies et mon estomac. Les voisins de table entament la conversation ; je suis Français, il a sa fille qui travail à Orly et qui habite au nord de Marseille, il ne se rappelle pas bien où. On cherche finalement il l’appel au téléphone «  ha ! Juvisy « Effectivement, le grand Nord de Marseille. Plus pratique quand on travaille à Orly. Des liens se tissent dans le partage des breuvages ; moi qui doit faire limpide, bof.



Je suis en forme pour attaquer les flancs du volcan, un peu déçu une route y mène, pour finir sur un sentier abrupte














la dernière demi heure. Joli paysage et la traversée d’un village à moitié enseveli sous la lave. Balade de 14kms quand même.
Départ de Vathy sans vent vers le fond de la baie  des mouillages possibles et puis un petit thermique qui vient me chatouiller.









Je me retrouve sans vent devant la pointe Panagia, la même.













Une petite baie me fait signe d’aller voir à quoi ressemble ses eaux bleues. Bon endroit pour y planter l’ancre et y rester deux jours. Seul au monde dans un décor magnifique. Quand je me parle l’écho répond, ca m’énerve je n’ai jamais le dernier mot.





Le thermique viens me chatouiller, 5 milles pour aller en face dans un autre super mouillage je m’en approche et aperçois beaucoup de monde dedans. Je vire et pars en louvoyant pour remonter le vent.
Le génois passe bien sur la trinquette dans les virements. Je me retrouve dans la zone fatidique de l’aller et paf plus rien le vent s’inverse. Moteur ; direction Poros.
Je récupère la pipe d’échappement qui était en souffrance à Athènes  grâce à Andy.

Un peu de mécanique et le tour est joué.


Beaucoup de lecture sur internet en se moment:
 La pornographie politique de Panagiotis Gregoriou que j'ai reprise pour la faire figurer sur le blog
pornographie politique

La recherche des conférences  de presse du Général qui  déjà présentait ce qui se passe aujourd'hui.
Verdun de DeGaule /Hollande

Coralie Delaume  dans son blog de l'Aréne nue.
http://l-arene-nue.blogspot.gr/

Romaric Godin toujours aussi percutant dans ses analyses.
http://www.latribune.fr/journalistes/romaric-godin-22

Et puis une vue partisane plus ouverte vers se qui se passe en petits caractères.
https://fr.sputniknews.com/

Olivier Delorme qui se lâche ou se fâche.
http://www.olivier-delorme.com/odblog/index.php

jeudi 26 mai 2016

Pornographie politique

Pornographie politique


Je transfert ce billet écrit par Panagiotis Grigouriou. La Gréce précurseur de se qui se profile aujourd'hui dans l’hexagone.  


La police veille, le totalitarisme triomphe, la grammaire de la vie est ailleurs. Entre le jeudi 19 et le dimanche 22 mai, les “députés” SYRIZA/ANEL se penchent sur le nouveau texte, dit de la “poly-loi” cadre, dont la longueur dépasse les... 7500 pages, s’agissant (entre autres) de transférer le contrôle des recettes perçues par l’État Grec à l’étranger (Troïka), en plus de la privatisation partielle ou totale de pratiquement toutes les régies publiques (ports, aéroports, chemins de fer, eau potable, électricité...). Sans oublier enfin, le transfert de l’ensemble les biens de l’État (et à de rares exceptions près), dont les gisements (futurs) d’hydrocarbures, à une superstructure contrôlée par les dits “créanciers” et cela, pour une durée de 99 ans. Week-end grec suffisamment pluvieux pour un mois de mai, et dernier crime en date du... “pornographe” politique Alexis Tsipras, comme de toute sa clique d’arrivistes accrochés au pseudopouvoir dans cette ultime mascarade des “démocraties” occidentales avant disparition. Glaciation et... Tsiprosaures!

Athènes et ses touristes. Mai 2016

La surface victorieuse (visible) de l’actualité, à l’instar des touristes du moment, retiendront de ce week-end du mois de mai, la pluie à Athènes, et certainement, l’arrêt complet du métro pour cause de grève. Sans doute, les medias internationaux feront de leur côté tout pour que les peuples et les citoyens des autres pays, n’auront plus rien à comprendre de l’expérimentation grecque. Il ne faut surtout pas comparer par exemple, et encore moins, réaliser combien et alors comment, le récent ‘49-3’ “français” relève de la même “pornographie” politique, plus grave encore, du même totalitarisme, toutefois avec le retard d’un... petit épisode, si insignifiant finalement aux yeux de l’historien du futur, en gestation rapide.

Les... agissement législatifs du “gouvernement” Tsipras sont profondément scandaleux, à la fois par la procédure si vigoureusement inconstitutionnelle par laquelle ils assouvissent les exigences des créanciers devant l’éternité du court (déjà) XXIe siècle, s’agissant ni plus ni moins en ce moment, de l’usurpation pure et simple du pays. S’y ajoutent, pour compléter le tableau, les “réformes” en cascade (surtout) depuis 2010, initiées comme tout le monde désormais l’admet en Grèce, dans le but de diluer et cela jusqu’à l’extrême, le tissu social... déjà putréfié.

L’apathie ainsi administrée aux “citoyens”, cette lutte du plus grand nombre (70% à 80% de la population grecque) pour la survie, pour ne pas dire la lutte de tous contre tous, à travers une criminalisation galopante des... pratiques économiques d’en bas et d’abord d’en haut (Bancocratie, UE, Troïka...), la peur même, devenue l’arme la plus efficace du contrôle social ; voilà comment tout est mis en œuvre pour que le soulèvement porteur d’un contre-projet largement partagé, réellement démocratique et inévitablement souverainiste, sans pour autant tomber dans le piège du repli identitaire... soit étouffé dans l’œuf.

De l'écriture comme... de la grammaire d'antan. Athènes, mai 2016

“Nous sommes chaque mot de...”. “Quotidien des Rédacteurs”, 20 mai

Entre... “pornographies” de la politique. Photo presse grecque, mai 2016 

Ces élites savent ainsi lire et surtout imposer la nouvelle grammaire du méta-monde qui est d’abord et surtout le leur... jusqu’au moindre détail. Le processus en cours d’exécution dans cette guerre contre les peuples et contre les derniers copeaux de la très problématique démocratie comporte entre autres, l’État d’urgence, l’annulation des Constitutions, la ridiculisation et autant la... “vampirisation” des procédures. Les dates, les moments même du “vote au Parlement” sont alors choisis avec tant de précision et de constance: week-end et jours fériés, moments très nocturnes, au temps politique certainement... bien passé ! On se souviendra par exemple que l’escroc politique Alexis Tsipras avait déclaré après son investiture en janvier 2015: “Nous incarnons chaque mot de la Constitution”, et pour la petite histoire, le conseiller ayant rédigé ce discours a démissionné de son poste et de SYRIZA durant l’été 2015, suite à la Grande Trahison... Tsipriote.

Nos pays, se sont en réalité déjà transformés en camps de concentration à ciel ouvert... lequel bientôt se refermera. Et pour ce qui est du “vote parlementaire grec” du moment, nous savons que les 153 députés SYRIZA/ANEL adopteront visiblement tout, mais alors tous sans aucune... défaillance paraît-il, même certains journalistes commencent à le dire à haute voix (après tous les Grecs):

Pour six mille euros par mois, tandis qu’au même moment, les Grecs sombrent dans la paupérisation, ces gens sont capables de signer tout et n’importe quoi, s’agissant même de vendre et de dépecer le pays, après avoir dépecé la société, et ils le feront si cyniquement et sans la moindre retenue morale, car on ne parle plus d’idées politiques... elles sont bien loin derrière nous, et surtout derrière eux. Eh oui, ces députés, pour six mille euros par mois et pour persister et signer... à leur place le plus longtemps possible, ils préféreront être insultés et parfois molestés tous les jours par les citoyens, et ainsi respirer l’hybris tout comme la honte ; décidément... ils livreraient ainsi même leur propre mère...”, (Radio REAL-FM, zone de l’après-midi le 20 mai, cité de mémoire).

“Les... illusions de SYRIZA”, d'après “Kathimeriní” du 20 mai

“L'espoir arrive” (slogan SYRIZA en 2015), porté par... Samaras. “Quotidien des Rédacteurs”, le 20 mai 2016

La France... en mai 2016, d'après le “Quotidien des Rédacteurs”, le 20 mai

Pendant que la Grèce se transforme en colonie de la dette, pendant que la paupérisation de la société s’amplifie et que l'espoir a été miné par tous les gouvernements des six dernières années et des mémoranda, les Grecs se désintéresseraient ainsi complément des prétendues différences, voire même, des coloriages idéologiques exhibés par les politiciens, tels en tous cas que les médias s’efforcent encore à projeter sur les écrans perforés de l’actualité virtuelle qui est la leur.

Un ami journaliste, collaborateur dans plusieurs médias actuellement, me racontait cette semaine combien alors le personnel politique perdrait (ou ferait semblant de perdre) ainsi tout contact avec la réalité. Cas... d’école, une élue SYRIZA interviewée pour les besoins d’un reportage radiophonique a cru défendre la déferlante de la hausse des taxes (TVA, taxes frappant les carburants, le tabac, la bière, le café, Internet, la télévision par abonnement...) par l’argument... qui tue: “Ce n'est pas si injuste que cela... ce que nous mettons en œuvre. Car on ne peut pas à la fois fumer et boire trop de café...” (citée de mémoire, radios grecques durant la journée du 20 mai).

Ainsi, et d’après ce que les journalistes peuvent en déduire de la situation du terrain social, les citoyens, à plus de 70% d’entre eux (bien plus qu’au moment du ‘NON’ à 62% au referendum de juillet 2015), n’admettent absolument pas la politique imposée par les gouvernants.

Affiche en faveur... de l'utilisation du vélo. Athènes, mai 2016

“Le ministre Tsakalotos... aux ordres de Jeroen Dijsselbloem”. Photomontage, “To Pontíki” du 18 mai

Symboles du passé. Athènes, mai 2016

Sauf que leurs chefs des rédactions, et cela bien sous l’ordre politique... très précisément venu d’en haut, imposent ce silence dans les grands médias, d’après toujours mon ami journaliste.

Cependant, certains journalistes évoquent cette évidence (bien connue des Ambassades... des Puissances à Athènes, tout comme des Renseignements... en interne paraît-il), à travers quelques reportages faisant état des attaques verbales (et parfois physiques) que subissent quotidiennement les élus SYRIZA/ANEL, lorsqu’ils osent... enfin entrer en contact avec la foule des anonymes.

J’ai d’ailleurs observé directement certains aspects de ce changement de la situation, par exemple, la porte d’entrée des locaux de la radio SYRIZA (105,5), est désormais blindée, l’immeuble est également, et de manière permanente, gardé par un groupe de policiers ; il en est de même du siège de SYRIZA, gardé jour et nuit par une compagnie des MAT (CRS). Effectivement, “gouverner” par tant de tactiques criminelles, qui plus est, par temps d’une telle crise socio-économique et en ignorant, en dégradant en réalité délibérément la souveraineté populaire, cela peut conduire à des situations explosives, et elles pourraient en effet concerner aussi un jour le “grand personnel” politique.

Temps denses et temps durs. Le texte dit de la “poly-loi” cadre, dont la longueur dépasse les... 7500 pages, sera ainsi discutée en 14 heures au “Parlement”. Comme le fait ainsi remarquer Zoé Konstantopoúlou, “en tenant compte aussi des textes connexes, cela nous fera environ 535 pages... par heure en lecture seule et sans sommeil. Essayez-le. De fait, le seul dépôt d’un tel projet de loi de la part du gouvernement, équivaut pour Tsipras... en une entière reconnaissance de sa disqualification morale et politique, comme autant de sa culpabilité”.

Produits traditionnels grecs. Athènes, mai 2016

Créatures des mers... et salut religieux. Livres anciens. Athènes, mai 2016

Le gouvernement néomémorandaire d’Alexis Tsipras se croit en ce moment légitime... légiférant sur l'indépendance désormais totale de l'Autorité chargée des recettes publiques. Dans le cadre du projet de loi, déposé sous l’ordre des “créanciers”, nous pouvons lire déjà en consultant son premier article, que “La nouvelle instance ainsi instaurée sous le nom d'Autorité indépendante des recettes publiques (AADE), a comme but, la reconnaissance, la certification et ainsi la compétence de percevoir l’ensemble des recettes publiques (taxes, impôts, douane) entrant dans ses compétences. Cette Autorité, jouit de son indépendance opérationnelle, de l'autonomie administrative et financière et ne peut pas être soumise au contrôle exercé par les organes des gouvernementaux, autorités de l’État ou autres autorités administratives”, la presse grecque en parle toute de même suffisamment.

Par la suite, le deuxième article, précise (sans doute pour ainsi... mieux comprendre) que “L'Autorité (AADE) exerce toutes les prérogatives du Secrétariat Général des Recettes Publiques”, sauf qu’elle “(...) n'est pas soumise au contrôle hiérarchique du ministre des Finances”, (article 5). Si ce projet de loi est adopté par les députés, cela signifie que le gouvernement grec n'a plus aucun rôle (régalien) à incarner... dans les recettes publiques, ni en termes de leur collecte, ni en ce qui concerne leur disposition. Par cette loi, le gouvernement grec s’auto-ridiculise, et il fournit par la même occasion... les clés du Trésor Public à Wolfgang Schäuble. Ce dernier... aurait d’ailleurs formulé des... désirs similaires vis-à-vis des mêmes... matérialités concernant le Trésor Public en France, les journalistes français devraient normalement nous éclairer davantage sur ce point, me semble-t-il.

“Les Balkans”, hôtel fermé depuis bien longtemps. Athènes, mai 2016

Nous sommes gouvernés par ces personnes dangereuses, n’ayant ni valeurs, ni idéaux, par ceux qui se courbent devant leurs grands patrons et autant tyrans des peuples ne reculant ainsi devant rien. Pour eux, en dehors du profit (du contrôle total in fine de l’ensemble du vivant sur cette planète), aucune autre valeur n’existe à leurs yeux.

Et en Grèce, les représentants politiques de cette classe dirigeante mondiale ont alors pu exécuter cette attaque généralisée et si bien planifiée, venue... au “bon moment”. Les citoyens, se sont montrés pour le moment impuissants, face à une telle... guerre totale, faite par tant d’autres moyens. “Alors, ils nous avaient déjà volé le rêve, et ils nous enlèvent maintenant nos propres vies”, entend-on dire très fréquemment en Grèce en ce moment... finalement pluvieux.

Garde Evzone (Présidentielle). Athènes, mai 2016

Déjà en son temps, Cornelius Castoriadis avait remarqué cette artificialité de l’espace public (prétendument citoyen) dans nos “démocraties”. Ce dernier d’après le philosophe, ne sert en réalité qu’à la... libre circulation de la pornographie, politique et idéologique d’abord, et seulement ensuite, de manière bien secondaire, sexuelle, (“Ce qui fait la Grèce, d'Homère à Héraclite. Séminaires 1982-1983. La création humaine”, Paris, Seuil, 2004).

Aux dires de tous, nous avons déjà plus “avancé” ces dix dernières années dans ce sens, qu'au cours des décennies précédentes, celles de Cornelius. La police veille, le totalitarisme triomphe, la grammaire de la vie est pour l’instant ailleurs.

La grammaire de la vie. Athènes, mai 2016




* Photo de couverture: La police veille, le totalitarisme triomphe. Devant le Parlement, Athènes, mai 2016