Une goelette

Ma photo
grece, mer égée, Greece
A la retraite ,parti conquérir le monde ,me trouvant bien partout ,je ne crois pas en faire le tour.

dimanche 25 septembre 2016

Bord de Rêve

Bord de rêve.

La saison de navigation tire à sa fin.
J’attends trois équipières pour finir la saison. Un petit détour par Skopélos pour y faire un avitaillement en épicerie  encombrantes à porter, que je peux me faire livrer.
Quelques jours de cure mezzés ouzo en compagnie de Mikael et Jean Claude.



Me voilà à nouveau à Skiathos pour retrouver mes équipières et également d’une manière très brève  Daniel et Thérèse qui viennent faire un séjour su Skopélos malheureusement je ne pourrai pas les guider.
Dominica, Denise, Claudine arrivent comme prévu. Dominica avait navigué avec moi il y a des années et elle a organisé ce bord.



Elles embarquent en sortant de leurs bagages des bouteilles, foie gras et douceurs à profusion qui me laissent ému et pantois devant tant de gentilles intentions, moi qui n’ai préparé qu’une ratatouille.










Une belle navigation nous amène à Agnondas la météo a été vérifié vent du Nord nous mettant à l’abri. Ballade sur les traces de MaMia et retour au bateau pour l’alléger d’une bouteille à bulles festives suivi d’un repas concocté  par mon équipage, je suis comme un coq en pâte.
Belle soirée, presque belle nuit si une houle venue de je ne sais où n’était venue nous bercer avec violence. Pas besoin de s’éterniser autour du petit déjeuné, le point de chute n’est pas sélectionné devant cet imprévu. 



Le vent du Nord est retrouvé et nous fait faire une halte à Patitiri sur Allonnissos avec la crainte que la houle nous fasse danser dans la nuit.
Montée au vieux village, on est pratiquement les seuls touristes, une bonne taverne en terrasse plat d’espadon délicieux. Retour au bateau en bus et une nuit des plus calmes.









Le vent n’est pas des plus propice pour la suite de la remontée vers le Nord à Panagia  Le moteur fait son travail avec quelques fois la joie de courte durée de mettre les voiles qui ont la fâcheuses manies une fois établie  d’envoyer Eole se faire sentir ailleurs.










Une petite halte déjeuné dans un coin secret rempli d’oursins multicolores pour améliorer la saveur du  Beaume de Venise provençal.













Un bout à terre porté avec dextérité par la naïade du bord.













La chasse commence pour un résultat concluant, 















juste ce qu’il faut pour ne pas dépeupler la colonie.













Un peu de vent et beaucoup de moteur pour nous faire rejoindre Panagia, maintenant je préfère le mouillage Sud moins spectaculaire mais avec une eau plus cristalline.










Un bout à terre puisque maintenant il y a une spécialiste à bord pourquoi s’en priver, baignade, repas et bon vin  tout les ingrédients pour une bonne nuit paisible et sans houle.












Il est temps de penser au retour ; l’envie d’aller à Steni Vella est grande le peu de vent en vient donc une option pour naviguer à la voile en passant par l’est d’Allonissos, allure sympathique jusqu’à être sous le vent de l’ile, du moteur en faisant du rase cailloux à la recherche d’un coin pique nique sous les falaises.








Un mouillage pas trop près de la plage ou on devine des patates dans l’eau. Denise à son habitude saute à l’eau sans bout entre les dents cette fois de toutes façons je n’en ai pas d’assez long. Départ au moteur pour enfin retrouver le vent qui nous propulse vers Skopelos.









Place au quai en long, visite de la ville en déambulant dans les ruelles. Repas en taverne le soir avec les Amis Landais retrouvés et JC.
Départ raté le lendemain je me prends l’ancre du bateau qui se trouve devant dans la filière, constat, palabre l’affaire est réglée à l’amiable. La cause toute simple le pilote automatique de Matins Bleus enclenché le temps de réagir pour trouver la cause et le bateau qui veut rester sur son cap le long du quai. Résultat une ancre de faussée, un ridoir de filière et un chandelier tordus.

Nous voilà à Elios en compagnie d’une flottille, la nuit est calme mais au matin une méchante houle entre dans le port avec un vent en sens inverse. La place devient intenable Matins Bleus au moteur sur ses amarres j’attends que la flottille se sauve, c’est la panique les vagues passent sur le quai, les skippers de la flottille évacuent leur monde sans trop de casse. Ensuite c’est  le tour de Matins Bleus de quitter les lieus l’ancre est bien accrochée, on sort du port en direction de Skiathos  les vagues viennent casser l’élan du bateau  une tentative à la voile reste infructueuse il n’y a pas assez de vent pour pouvoir avoir de la puissance. Cahin caha  on arrive à Skiathos une place au quai 60 m de chaine paré pour attendre le coup de vent dont on a eu la houle en primeur.




Fin de séjour pour mes équipières que je remercie pour leur gentillesse et l’ambiance vécue cette semaine.









Une journée pour remettre le bateau opérationnel un ridoir neuf et soudure du chandelier qui a préféré se casser que se redresser.
Pendant mon bricolage  un « salut Philippe » me fait lever la tête, des amis de Skopélos qui viennent de débarquer de l’avion et qui sont en attente du ferry du lendemain, nous passons une soirée taverne et comme je retourne à Skopélos ils partagent le voyage sur Matins Bleus pour finir attablé à Elios. Sur le quai Andy est là pour prendre les amarres.
Je suis attendu à Skopelos Ville pour récupérer l’ancre tordue, faire un repas chez mes passagers occasionnels, fêter l’anniversaire de Machel, je stresse devant toutes ses choses à faire moi qui ne vit que le moment présent.
Aujourd’hui grève des ferries deux amies d’Andy doivent prendre l’avion, je vais faire un aller retour Skiathos.   


Nouvelle de Grèce : au delà de l'invisible


dimanche 28 août 2016

fluctuat nec mergitur

Matins Bleus flotte toujours, malgré le silence du skipper.
Pas trop de choses à écrire et pourtant ce n’est pas le tout de faire un blog de s’apercevoir qu’il est lu au fil des rencontres.
Donc il faut nourrir le Blogivore.
Gaspard mon clandestin n’a pas résisté à mes appâts ; j’ai tourné la page de sa venue et de son séjour solitaire sur le bateau.
Après une remonté très jolie du Chenal d’Orei au pré en louvoyant ce qui me rendait le soir après les multiples virements complètement fatigué je ne m’éternisais pas au coin du feu.


J’ai pu tester des mouillages sympathiques comme celui  de Vady Meloy presque complètement fermé ou celui d’Alionissos, pour finir par une navigation directe qui m’a portée sur Skopélos avec la déception de trouver le port de Néo Klima complet.
Un coup de vent de Nord étant prévu je me suis retrouvé à Panormos en présence de deux flottilles remplissant l’endroit.




Le vent devant venir de pardessus la montagne, j’ai eu l’idée éblouissante de changer de place et d’aller mouiller en face pensant être plus à l’abri.
Endroit charmant un bout à terre  à 10 mètres du rivage. Le vent passe bien au dessus de moi ,je suis content de mon choix puis le plus fort du coup de vent arrive je vois les rafales qui s’écrasent à 200mètres de moi dans la baie ,par contre  le phénomène fait qu’il y a un vide d’air entre elles et moi si bien que je reçois un vent du Sud  et une houle dans le même sens, le mouillage tient bien heureusement je suis dans deux mètres d’eau maintenant ,rendant mon sommeil aléatoire avec l’œil vissé au sondeur. La nuit se passe en veille et la journée promet d’être de même.


Je peux changer de place et rejoindre Agnondas normalement à l’abri du Nord je récupère mes bouts et met les miens vers se que je crois être la solution. Navigation rapide avec un bout de génois, me voilà à Agnondas deux voiliers  dansent sur le quai la houle entre pas méchante mais gênante, il y a Limonari à coté je n’aime pas trop, il faut bien que je m’arrête quelque part. Mouillage avec 50 mètres de chaine pas trop de houle je fini ma nuit.
Au réveil ce n’est pas la joie je suis remué. Pourquoi cette houle se forme alors que je suis sous le vent de l’ile?
Allez hop je pars vers Stafilos, Skopélos, Alonissos je verrai bien, de ce coté de l’ile  je suis à l’abri de la houle pour naviguer.
Effectivement je fais une très jolie navigation avec des rafales à plus de 35nds devant Stafilos et me retrouve proche de  Patitiri sur Alonnissos  dans un endroit sans houle. Ouf quand même.Houle làlà!




Deux jours après le vent se calme, j’en profite pour rejoindre Skopélos ville. Jean Claude à la réception des amarres et direction les traditions Ouzo mezzés où l’on est gâté par les patrons pour fêter mon retour les plats s’enchainent offerts par l’un ou l’autre. La belle vie et l’anéantissement de six mois d’abstinence.







Le vent revient les vagues passent par-dessus la digue, du cul J du bateau  je jouie du spectacle.
Réparation d’un chandelier, puis évidence de la nécessité de changer les batteries de service qui ne fournissent plus  les besoins en ampères.
Une équipière arrive à Skiathos pour x temps, les boites de nuits et la foule se n’est pas son genre. Direction Volos et les mouillages de Kiriaki et autres. Son budget est limité le régime Crétois qu’elle tente de m’imposer a des limites. On tente une caisse de bord séparée. Elle jeun pendant que je déjeune à la terrasse voisine. Situation que ne peut durer. Séparation, fin de régime.

Je me retrouve à Hélios devant une pizza. Encore un coup de vent la place est bonne.
Je ne connaissais Hélios en Aout, je suis surpris de l’affluence tant en bateau qu'en touristes. L’eau est devenue payante ainsi que l’électricité avec des cartes valables dans les ports de l’ile, un peu d’organisation semble naître à ce sujet, le seul hic est le prix prohibitif de l’eau 20€ lem3. Pour l’électricité mes nouvelles batteries me donnent satisfaction.

Pour l’eau j’en mettrai un peu moins dans l’Ouzo.

samedi 6 août 2016

Clandestin à bord

Clandestin  à bord.

Me voilà à bord très heureux de retrouver le bateau. Essaie du moteur en présence de Lyakos, tout est Ola kala(OK).

 Je sors les meubles de pont rangés à l’intérieur, (c’est rapide il n’y a qu’un coussin).



Crotte ! Il y a des crottes. Une bestiole est venue skater sur le bateau pendant mon absence ou avons-nous cohabité ensemble avant sans que je m’en aperçoive ?
Souris ou rat je ne suis pas spécialiste dans l’identification des merdes.








Par contre les dégâts commencent à apparaître du coté réserve de cambuse toutes les doses de lait ont été éventré et vidé, écoulée vers les fonds, le riz, farine testés mais pas saccagé. 







Descente à terre pour acheter des pièges, si c’est une souris de la glue pour les rats plus fort une tapette.
Grand nettoyage des placards et mise en place des pièges. Tout ce qui contient un liquide est percé.








Je crois en être quitte, il me faut penser à moi en prenant une casserole sous l’évier elle est pleine d’eau, l’animal a bouffé le flexible d’écoulement toute la flotte qui m’a servie pour nettoyer d’un coté est maintenant dans les fonds, la joie éclate en moi, la totale. Vive la marine à voile.
Résigné je ne peux pas faire autrement  j’éponge donc j’essuie, j’en bave.




De découverte en découverte j’avance dans les dégâts  coté pharmacie de bord je retrouve  un coussin hémostatique complètement sorti de sa boite. Niveau boite à pêche les leurres ont été sorti de leur boite, le polystyrène transformé en pop corn  par endroit, une bouteille de vinaigre éventrée. Il a même bouffé le papier d’argent sur la bouteille de Crémant qui me reste.
En faisant la vinaigrette pour la salade l’huile coule en dehors du saladier il m’a fait un trou sous le goulot.




Cette nuit la chasse n’a pas été fructueuse, les tapettes sont restés  muettes, je suis allé en ville acheter du fromage il parait que les rats ils aiment. Moi aussi.
J’investi tout les coins du bateau et y trouve la trace du prédateur, Le flexible de la douche percé, les produits d’entretien tel que l’eau de javel percée, il y en a je vous jure qui on de drôle de gout.
La tapette s’est déclenchée mais l’animal n’a pas été pris, maintenant il se méfie.





Dans la nuit je suis réveillé par une odeur connue, les narines dilatées je fini par identifier la chose l’alcool à bruler à l’odeur de pomme, il est où le salaud, ben dans le coffre extérieur au milieu des produits, acide et peinture. Effectivement les dégâts sont important aussi, il a grignoté les flacons, le frameto est vide, l’acide phosphorique entamé, l’huile de lin bouffée, par contre j’ai un peu de chance tout ces produits sont dans une caisse avec le fond étanche.
Il doit avoir l’estomac blindé.




Me voilà à Kéa, comme les tapettes il s’en méfie je me rabats sur le poison. Les appâts sont placés dans tout les endroits visités, ce matin il  en manque trois, je suis dans la bonne voie tant que les pastilles disparaissent il faut alimenter la bête  et lorsque il n’y a plus de prise de la pastille ce sera feu d’artifice, la victoire enfin contre le tyran ; ah ca ira.
Les pastilles on moins de succès ce matin il n’en manque que une, pas de trace de nouveaux dégâts.
J’en profite pour faire la vidange du moteur, l’huile usagée pompée est mise dans un bidon que je réserve d’une vidange sur l’autre, apparemment il n’est pas venu mettre son nez dans la réserve d’huile.
Ce n’est qu’apparent mon bidon vide fuit il me faut transférer l’huile usagée dans des bouteilles d’eau. Le bidon d’huile neuve est intact  et rejoint le moteur.
 Détail qui m’avait échappés ,les bouteilles d’eau distillée qui ne me servent à rien elles,elles sont intacts.
Pas de prise de pastille ce matin, que me reste t il à contrôler, dans un autre endroit j’ai un bidon avec du dégraissant pour les moteurs, il me l’a testé mais le liquide est resté il a percé trop haut ; transvasement dans de nouveaux récipients.
De découverte en découverte je continu ma progression vers le Nord.


Une halte à Néa Marmari repas chez Yannis qui me présente sa femme taverne le soir et départ le lendemain avec une bonne météo.
Très belle nav qui me laisse le temps d’aller saluer Pétros et Sèa à Halkoussis, le temps de boire une bière et de me faire masser  par la belle sœur, je repars pour Kalkis une place au quai devant les bureaux du port juste le temps de me faire inscrire pour le passage du pont.
A trois heure du matin le pont ouvre il y a affluence. Dehors du vent pas favorable, je jette l’ancre devant Néa Artaki et fini la nuit.
L’éolienne me réveille ca souffle. Petit dej et en route, ca pulse, vent et rafales pas très confortable, mais ca avance. Le vent arrive en fonction des reliefs  des moments rien 5 nds puis une baffe à 35 nds le bateau se couche.
Pour le moment j’ai du mal à garder une route stable puis le vent diminue vers Limini où tout à brûlé autour, pour moi qui avait prévu d’y faire halte je suis obligé de continuer le vent m’en interdit l’approche. Je fini la journée vent arrière à Loutra Adipsou une petite place dans le port.
Et là ; miracle à coté du chauffage une boule de poil qui me regarde tout recroquevillé. Un coup de rame sur le coin du nez et une expulsion de tennisman le rat quitte le navire dans une envolée, pour finir par flotter dans le port. Même pas de haine, un soulagement.
Bienvenue à bord.
La chose pourrait être dramatique.
Matins Bleus de par sa construction à toutes ses vannes au dessus du niveau de la flottaison, imaginons que les flexibles se soient trouvé en dessous je n’aurai pas eu besoin d’acheter des tapettes le rat se serait noyé quand le bateau aurait coulé. Il est vrai que normalement en cas d’absence les vannes sont fermées.
Moralité : avoir toujours des appâts en place et surveiller leur présence régulièrement.
C’est la première fois que cela m’arrive, mais c’est l’enfer surtout que la bestiole a été livrée à soi même pendant mon absence.
Plus qu’a oublier et retrouver le moral.
Hop un p’tit coup d’Ouzo, vive la vie.
Me voilà à Ormos Vady Melos nettoyant les je l’espère derniers dégâts de Gaspard.

Je m’offre une journée de récupération après les virements de bords successifs  d’hier après midi.

lundi 25 juillet 2016

Voyage

Voyage.
Le retour c’est il bien passé ?
Et bien non. 
Pas de grèves SNCF, juste échappé grâce à ma bonne mine ou mon air C…à un PV sur le tram  de Villejuif à Orly, j’avais un billet pour le réseau ferré les rails du tram n’en font pas partis. Bon début pour un voyage sans faute.
A Orly je suis en avance la porte du vol d’Athènes n’est pas encore affichée juste qu’il y aura du retard. Finalement ca se précise direction la porte 8. Attente ;  à un moment par curiosité je vais vérifier si il y a des infos, rien de spéciale sinon que la porte est maintenant la 12. 
je rejoins le nouveau lieu d'embarquement et j'attends . L’heure du décollage est passée ,toujours rien je suis  au milieu des autres passagers. Un peu d’explications arrivent à mes oreilles :
 » C’est la période des vacances…. » Ben oui comme tout les ans.
« L’avion n’a pas eu accès au terminal, le déchargement c’est fait sur la piste, il a fallu l’organiser » « Il y a des travaux sur le terminal » Etc.…..
De la grande organisation, faire dans l’urgence se qui peut se prévoir.
Enfin l’embarquement par groupe de douze sur la piste dans un zig zag de chicanes, comme des soldats qui montent au feu.
Avant de partir je commence à me douter que toute l’organisation que j’avais prévue pour mes correspondances et entrain de s’écrouler.
Rassuré pendant le vol par une annonce du pilote qui donne une heure d’atterrissage encore jouable pour le transfert.
Seulement atterrissage et débarquement ça fait deux choses séparées par une demi heure, là encore  à Athénes Transavia n’a pas le droit aux terminaux  des bus nous rejoignent en milieu de pistes.
Le Bus X96 a la station juste le temps de prendre le ticket. Arrivée avec 10 minutes de retard au port.
Fatalité, non un grand merci  à Aéroport de Paris, Transavia et l’organisation  bétaillère des voyageurs.
Je suis bon pour me trouver un hôtel et reprendre un ticket de ferry pour le lendemain.
Comme tout va bien, je me dégote le plus pourri des hôtels surement rapport qualité et prix, il est proche du port. Pour une nuit je ne vais pas faire la chochotte.
Mais quand même, faut le dire. Je m’installe dans ma suite du 5 éme étage, la porte victime de plusieurs effractions ne ferme qu’a double tours. Deux lits, une clim que je mets en marche je fais un peu d’ordi pour voir mon courrier. Puis je vais casser la croûte.
Rien de palpitant, à mon retour je suis heureux de trouver la fraîcheur de la chambre, un peu surpris de marcher dans une flaque d’eau, rien que du banal ca sort de  l’ordi posé sur la table il  fuit ou s’égoutte ,l’eau elle vient de plus haut de la clim qui condense, la loi de Murphy est en marche implacable.
Réclamation immédiate à l’accueil. Ils veulent me changer de chambre, le patron arrive il monte voir la source, je lui secoue l’ordi devant le nez de l’eau en sort, pas de problème il a une assurance.
Aller au lit, l’ordi est sur la tranche pour pouvoir s’égoutter sur le lit voisin, je m’allonge  enfin, un truc me rentre dans les reins, j’ai  du oublier quelque chose sur le lit, Non pas du tout  c’est simplement un ressort du matelas qui sort part un trou.
Zen, cool, je défais le lit  et retourne le matelas dans la crainte de nouvelles surprises.
Ce qu’il y a de bien dans un hôtel proche du port c’est qu’il y a un va et viens  fluctuant avec les heures d’embarquement. Passons sur le bruit voyons du coté salle de bain, rien de décevant dans le même style que le reste, la ventilation est commune avec la chambre mitoyenne  donc les odeurs aussi sont communes.
Ce qu’il y a de bien aussi c’est que l’on à pas envie de faire la grasse matinée. Au  levé, je ne peux pas dire au réveil car je ne sais pas si j’ai dormi ; je me jette sur l’ordi, bonne nouvelle il ne coule plus, je fais un teste en le branchant, je ne m’électrocute pas. Il marche.
Départ, souriant  avec la garantie que si dans les trois jours j’ai des problèmes avec l’ordi ils feront le nécessaire.
Départ à l’heure du ferry, arrivée à Poros coup de fil à Lyakos qui me conduit sur Matins Bleus.
Et là une autre histoire. « Passager clandestin »

Pour le moment je vais aller me baigner eau 35° air 37° pas de différence.

lundi 11 juillet 2016

Départ épique épique cool et rame bourre et bourre et rate ta panne.

Départ épique épique cool et rame bourre et bourre et rate ta panne.




Bon, voilà l’histoire.
Le Tonton donne des inquiétudes à toute la famille, pas trop d’hésitation pour essayer d’apporter mon soutien à Tata et pour soulager la Cousine qui ne connait pas les joies de la retraite ni même celles du RSA.















Me voilà avec Matins Bleus  pour lui trouver un endroit sûr, mais là grand problème. Il n’y a pas de crèche prête à l’accueillir en sécurité. Les nounous temporaires pour les bateaux ne sont pas pléthores dans la région.











Je fais du porte à porte, Porto Héli les corps morts sont pleins ,Kilada de même.
Je me tente une remontée vers Halkoutsis difficile le vent du Nord est un obstacle.
Je me retrouve à Poros, le chantier n’a pas de solution pour moi.













Je vais voir les Coastguard, non je ne peux pas laisser un bateau sans surveillance c’est la loi.
Par contre ils connaissent un homme qui a des corps morts et qui pourrait et même surement m’aider.














Coup de fil, j’ai rendez vous avec l’Homme propriétaire d’un bateau taxi qui veut voir le bateau, au pied de Matins Bleus il hésite. La place que j’occupe est bonne juste en angle du ponton interdit cul au quai pour sécuriser l’ancre il me suffirai de porter une aussière au ponton ,il est d’accord avec moi mais le ponton est interdit ,il téléphone aux autorités  c’est non ,interdit c’est interdit.
Ok, il me montre  vers le mouillage un bateau bleu devant il a un mouillage qui est costaud et pourra me dépanner, il faut que je l’appelle quand j’y serai il viendra me voir.









Parce que pour sortir de ma place d’angle il me faut jongler avec ceux qui ont bravé l’interdit du ponton et qui se retrouvent devant moi avec mon mouillage en dessous de leur coque.
Mince affaire avec le vent qui me pousse latéralement.








Avec l’aide des voisins un plan de sortie est mis en œuvre. Il faut retenir Matins Bleus pour qu’il ne se mette pas de travers face au vent tant que l’ancre n’est pas sortie de dessous les autres qui eux sont aux aguets en voyant le bout dehors les frôler, sur le ponton les copains tiennent le bateau avec un bout par le cul.








Comme tout va bien, il faut que je mette un peu de piment dans la manœuvre, le fil de la commande du guindeau se coince dans un taquet, résultat je tire "délicatement"il se coupe en deux, un bidouillage de branchement dans l’urgence rend le guindeau à nouveau opérationnel.  Finalement je fais venir l’ancre à pic et dés que le vent écarte le nez du bateau je suis libre, je récupère le bout arrière et me dirige vers la zone de mouillage.


Il y a du vent, je repère le bidon qui sert de bouée pour le corps mort, coup de chance j’arrive du premier coup à le saisir. Je passe les amarres et attends la venue du propriétaire.
Celui-ci arrive ; coup de pas de chance ce n’est pas ce bidon le sien est plus loin, je repars vers celui qui m’est destiné. Plus dur à saisir j’y arrive quand même ,j’ai le bidon dans les mains mais le fardage du bateau fait  que le vent est plus fort que moi  ,je suis obligé de lâcher .Essai suivant encore le bidon dans les bras, je le tiens de toutes mes forces et là c’est la poignée du bidon qui casse faisant disparaître le corps mort dans l’eau me laissant un bidon sur le pont. Il me faut mettre l’ancre un peu plus loin. Lyakos me rejoint avec son taxi, appel un plongeur, me confisque un parbattages pour fixer le corps mort, finalement une petite heure après je me retrouve amarré en double sur la chaine du corps mort. Trop tard pour le ferry de 14h.






J’ai l’après midi pour mettre le bateau en ordre pour mon absence.
Lyakos viens me chercher à 7 h le lendemain j’ai réserve le ferry et l’avion, il m’avait réservé le ferry sympa.



Ferry à l’heure, au Pirée même pas à attendre le bus à 50m du port, arrêt devant la porte des départs à l’aéroport.


Arrivée à Roissy, contrôles interminables du faciès en pleine chaleur des verrières ; une grève perturbant la SNCF à la gare de l’Est. Me voilà en Seine et Marne.







Le Tonton se requinque, il fait beau.
Vive le foot.Le vélo,Rio et le 49/3 chut












Vive la Brie et son brie fermier invendable outre atlantique.











Lecture : La Grèce vue par les Grecs.
Greek Crisis Juillet 2016

L'auteur du site Panaiotis Grigouriou demande de l'aide pour continuer à nous informer en restant libre de ses opinions. 

vendredi 24 juin 2016

Recherche exorciseur, gourous, grigris. Urgent

                                                                                



Recherche exorciseur, gourous, grigris. Urgent
Mais tout va bien. Je m'accroche.












Les photos de ce matin ma ballade 





Depuis deux jours le vent souffle du Sud Ouest, un voisin vient me dire qu’il a vu un de mes parbattages passer. Effectivement il m’en manque un. Je mets l’annexe à l’eau et file en direction sous vent, je le retrouve déjà arrivé sur la plage en face, retour face au vent j’en prends plein les babines, il marche bien le moteur.











Départ de Palomita en fin d’après midi.
















Le lendemain le vent à tourné au levé du jour, je suis au quai du mauvais coté maintenant.
Les voisins viennent déraper sur Matins bleus.
Je les aide à foutre le camp, après ce sont  mes problèmes qui commencent, je suis moteur en marche pour pas taper le quai, tout le monde est dans la panique de ce vent, pas prévu.









Je récupère ma rallonge électrique et les amarres qui ne sont pas passées en double. 
En avant, une fois dépassé le voisin tribord je me précipite à l’avant pour emmagasiner la chaîne d’ancre dans la baille. Tout ce passe bien l’ancre remonte, le bateau dérive, j’ai le temps pour reprendre les commandes en main. 
Un coup de marche arrière pour bien    me dégager. Ok ca passe et le moteur cale.  










Je dérive en direction d’un bateau au mouillage pas le choix il faut que je mouille avant de rentrer dedans. Le bonhomme n’est pas content j’ai mouillé l’ancre trop prêt de la sienne, il se calme quand il comprend la situation. Le bateau se stabilise. Ouf.
Quand j’ai emmagasiné l’ancre, j’ai laissé l’amarre bâbord trainer dans l’eau ne pouvant pas être à deux endroits à la fois et quand le bateau à dérivé l’amarre est passée sous le bateau s’entourant autour du safran et de l’hélice sans que le beau coupe orin tout neuf y fasse du mal.
Me voilà dans l’eau à démêler la chose, la bouteille d’air sur le dos. Je stresse   un maximum avec le souvenir de l’an passé. Finalement le dernier tour et trop serré, il faut me résigner à couper.





Opération remise en marche  à mon grand soulagement et celui des Anglais voisins, je redémarre pour mouiller un peu plus loin en toute sécurité. Et après çà on pensera que la vie est toujours limpide sur Matins Bleus.















Une fois remis de l’ordre dans le bordel, reste plus qu’à ce mettre en route direction Sifnos ,Ormos Vathy ,le vent est resté dans la baie de Livadi dehors très peu ,je me traine  un peu de houle brise l’élan de Matins Bleus quand il veut bien en prendre.















Ormos Vathi j’y suis venu l’endroit est toujours aussi joli avec sa chapelle sur le quai, je reste au mouillage. La chaleur est écrasante, il y a bien des sentiers pour ce balader mais je recherche l’ombre. Un peu de vivre pour la suite du voyage. 







Le lendemain  j’ai envie d’aller un peu plus bas dans une crique qui me semble sympa Ormos Fykiada, très joli endroit seul dans un premier temps puis une cata vient mouiller mais repart après avoir fait faire trempette à son équipage.
Pendant la sieste j’entends des voix, il y a un chemin de randonnées qui passe proche du rivage vers la chapelle. Je pense que dans une autre saison cela doit être agréable de se balader sur cette ile, j’ai vraiment trop chaud.
Je me fais un essai à la pêche, quelques minuscules dorades et des vives que je remets à l’eau en faisant très attention à ne pas me faire piquer.











Bon ben c’est beau ; ce n’est pas tout çà surement qu’ailleurs c’est pareil, je vais aller y voir.
Direction un autre mouillage Faros sur l’autre coté de Serifos.
Je n’aurai pas dû le vent m’arrive dans le nez je suis obligé de mettre le moteur. En passant devant Platis yialos  je vois un port qui n’est pas sur la carte, je vais voir.











Sur le quai un gars me fait signe de me mettre à coté d’un voilier il commence à me sortir une pendille de l’eau.
Ok, j’arrive, j’arme le bateau pour me mettre cul au quai, je n’aime pas les pendilles, il faut tout faire en même temps. Il veut que je me colle sur l’autre voilier malgré la place disponible. J’obéis.
Me voilà saucissonné au quai trois pendilles souquées, collé au voisin.





Très bonne taverne  sur la plage je me régale avec une salade variée magnifique .Noté que je suis au régime, entorse tout de même la bière.












Départ le lendemain en fin de matinée pour Paros. Je comprends les trois pendilles le vent arrive de face, ils me les faillaient bien. Impossible de me décoller du voisin. J’attends avant de lâcher la dernière ; finalement le préposé se pointe pour m’aider, il faut que je lui passe un bout pour qu’il prenne le bateau de l’autre coté du port, que je lâche la pendille et les amarres arrières pour sortir de la place ; moi qui viens de m’en prendre une récemment maintenant j’en ai trois qui me suivent.



Finalement  je me sorts du port en regrettant  d’y être venu. Sinon il est tout neuf et le préposé serviable et sympa.
Le vent et les rafales m’accompagne un peu dans une direction qui n’est pas celle de Paros, finalement çà s’arrange et la nav est agréable.









Mouillage à Paros devant Paroikia, je commence à goûter au bien fait d’une annexe et son moteur fiable, un changement de comportement. J’y reste trois jours de façon à me remettre à neuf coté lessive et attendre le bon vent.











Sinon que dire de Paros un va et vient de ferries, de la chaleur, la ville égale à mes autres passages dans cet endroit. Un petit tour au marché pour y acheter les légumes du coin  et des herbes que je fais cuire comme des épinards délicieux avec une vinaigrette et pas chère.








Le vent arrive, il est mieux dans l’ordi que dans la réalité. Je rallie Syros dans Foinikas  première fois que j’y viens bel endroit avec plein de possibilités pour faire des mouillages. Le pain est excellent. 
L’environnement Cycladique pas un arbre dans la campagne.
Au bout de deux jours je me mets au mouillage c’est plus commode pour la baignade. 







Finalement le vent arrive du Nord pour quelques jours.
Départ vers Kythnos je vise Agios Stephanos. Je me plante dans ma nav et confond Gyaros et Kéa dans l’horizon, quand je m’en aperçois, je n’ai plus qu’a redescendre vent arrière après avoir bataillé au pré toute la matinée.








Le vent est assez fort et la mer grosse j’arrive dans  Agios Stéfanos, une furie de rafales, finalement je me trouve un endroit pour mouiller dans Ormos Loysas impossible de remonter dans les baies plus au Nord.








Et les malheurs commencent. Premier mouillage la chaine défile mais rien ne se passe je vais voir à l’avant l’ancre est entre deux eau retenue à la sous barbe par son bout de sécurité c’est là qu'un chaman est utile à bord, je remonte la chaine récupère le bateau   qui voulait voir les cailloux de l’autre rive. Un tour dans l’eau, je me remets en position  l’ancre descend elle pioche le bateau se stabilise. Bravo, non manque une poignée de grigris, elle est passée du mauvais coté de la chaine de la sous barbe, pour la remonter je risque d’avoir des problèmes surtout si il faut faire vite.


Je finis par l’avoir haute, du bon coté ; Matins Bleus n’a pas eu le temps d’aller voir les cailloux.
Encore un essai, vingt mètres de chaine elle a accrochée du dur, effectivement elle est dans un rocher.
Y en a marre je réussis à la ressortir, il ne faut insister devant le destin Agios Stéfanos ne veut pas de moi. 







Je taille la route sous trinquette des baies il y en a, je me choisis Kanala Cove le récif qui est devant éclabousse il suffit de le contourner, il y a des rafales moins fortes je me mets dans un trou proche d’une plage je ne sens pas le vent par contre la girouette en haut du mat le reçois. 









Pas envie de descendre à terre.














Demain grande traversée vers le Sud d’Ydra.

Le vent me prend à la pointe Dimitrios.
Le bateau commence à bien filer, le vent à monter et la mer à grossir, tous les ingrédients pour commencer à réduire les voiles. Un tour dans le génois un ris dans la grand voile. Cà remue  pas mal.







J’affale la voile du milieu  toujours une bonne vitesse le bateau a de la puissance et il lui en faut pour tailler sa route dans les vagues de plus en plus hautes. Trente nœuds dans les rafales impressionnant.
Je prends un second ris, en pied de mat la vue est belle sur les trous dans lesquels Matins Bleus plonge, c’est long à faire le rodéo ce n’est pas mon sport.












Je rejoins la barre et tente de soulager le pilote en essayant de barrer à la lame, le bateau réagi un peu mais c’est physique. Le pilote est meilleur que moi.  Dans tout çà il y a les déferlantes impressionnantes, dire que Matins Bleus ne mouille pas c’est faux j’en reçois quelques unes

















Hydra sort du lointain, le cap est bon. La mer commence à se calmer. Je remets de la toile, le bateau  continu de filer.















J’arrive vers le mouillage choisi celui d’Agios Nicolas au Sud d’ Ydra avec l’espoir d’y faire une petite friture comme la dernière fois.











Je mets le moteur en marche dans l’approche sans problème, il commence à changer de rythme et marche irrégulièrement. Je descends voir rien d’anormal, je le stoppe, je le relance, il redémarre, il tourne puis il s’emballe et cale. Merde, direction le large.









Panne inconnue pour moi. J’appelle un gourou chez Socodis en France, il n’est pas là faut attendre une demi heure, je rappelle à nouveau on me donne son téléphone. Je finis par avoir l’homme de science, sans hésitation il me donne son verdict « tuyaux de fuel bouchés   «.














J’ai fait le plein récemment, j’ausculte  le décanteur, il est propre, la cartouche filtrante est récente,














je teste une purge dessus rien n’arrive, la pompe est dure donc problème en amont, je regarde dans le compartiment du réservoir, la vanne est bien ouverte, par contre la caisse à outil à glissée elle est en appuie sur la durite d’alimentation coudant le tuyau empêchant le fuel de circuler.












Bon, la panne est trouvée, maintenant il me faut réamorcer l’engin et là ce n’est pas gagné. Effectivement, après bien des jurons je n’arrive pas à faire cracher le fuel au niveau des injecteurs, je vide la batterie.










Me voilà au large bien, mais qu’elle solution choisir. Rejoindre le mouillage à la voile il est sous le vent il me faut tirer des bords Matins Bleus en solo n’est pas du genre dériveur dans les virements de bords. 










J’essaie une fois, deux fois, trois fois. Je me retrouve toujours trop haut.
Deuxième solution rejoindre Kilada il y a un mouillage avec deux chantiers j’y trouverai de l’aide, J’ai vingt cinq milles à faire je vais arriver de nuit.










Je prends cette option, la mer est plate le bateau marche gentiment puis le vent faibli  avec le couché du soleil.











A quatre milles il y a Spetsé que je connais et qui est sous le vent, je peux rentrer dans le port, il ne faut  pas que je me rate je ne pourrai pas en sortir. 










Il fait nuit le feu d’entrée est visible Je me prends deux ris non pas que le vent soit violent bien au contraire. Dans L’entrée je roule le génois et avance sous la grand voile réduite. 













C’est fou d’aller trop vite à la voile  quand on veut ralentir, les détails de la configuration du port se mettent en place. 

















Je veux mouiller devant les bateaux  presque dans le milieu du port, je me mets bout au vent et courre jeter l’ancre à la volée, je n’ai plus de batterie pour le guindeau. 










Elle pioche le bateau se stabilise j’affale la grand voile. Je ne suis pas trop mal sur le coté les beaux voiliers en bois, derrière  un yacht, un voilier mouillé plus au milieu que moi me rassure. Je rajoute dix mètres de chaine pour assurer.








J’ai bien dormi les émotions ca fatiguent.














Au réveil je courre en annexe chez le mécano du chantier,



















je lui ramène la batterie pour qu’il la charge, 











une heure après j’ai rendez vous avec le mécano, une fois  celui-ci à bord   dix minute après le moteur démarre, comme quoi faut connaitre.


















La vie est belle, je me suis sifflé une bouteille de Crémant.














Puis j’ai changé de place, 



















maintenant il y a un gros machin à moteur qui chevauche ma chaîne d’ancre.
Je ne lui en veux pas il me donne le prétexte de rester ici 













J’aime bien Spetsé.

  




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